Bernard 191 GR N°2 Oiseau Canari

Bernard 191 GR N2 Oiseau Canari

Le Bernard 191 GR n°2 Oiseau Canari appartient à l’Histoire, car c’est le premier avion Français à avoir traversé l’Atlantique Nord.

Une lignée

Dérivés de l’avion de transport 190 T, monomoteur construit à huit exemplaires pour la CIDNA et qui acheminait cinq passagers, trois Bernard 191 GR furent réalisés pour accomplir de grands raids. Le premier, peint en rouge et baptisé le France vola en avril 1928. Il fut détruit dans un accident qui coûta la vie à son pilote, le capitaine Coudouret.

Le second, vendu à Armand Lotti avait été peint en jaune, ce qui justifia son surnom. L’Oiseau Canari prit l’air le 5 août 1928. Les essais se soldèrent par un refus de certificat de navigabilité, les performances à charge maximale ne pouvant être explorées.

Le troisième, initialement destiné au transport, battit deux records du monde de vitesse en circuit fermé avec charge, fin 1928, avant de disparaître des registres.

Bernard 191 GR N2 Oiseau Canari

Bien des aléas

Lotti avait engagé le pilote Jean Assolant et le navigateur René Lefèvre, tous deux militaires. Ils voulurent d’abord traverser l’Atlantique Sud. La tentative s’acheva avant même d’avoir commencé, à cause d’une panne à Casablanca…

En mars 1929, toute tentative de traversée de l’Atlantique Nord fut interdite à partir de la France à la suite d’un accident qui avait coûté la vie au Ministre des Transports. Prétextant un vol d’essai, l’Oiseau Canari se posa à Southampton d’où on l’embarqua pour New York. Il obtint une immatriculation américaine.

L’exploit

Le 13 juin 1929, Assolant, Lefèvre et Lotti décollaient de la plage d’Old Orchard, dans le Maine. Départ très périlleux, car l’Oiseau Canari était centré beaucoup trop arrière et pour cause. Quelle ne fut pas la stupeur de Lotti lorsqu’il vit sortir du fond de l’appareil… un passager clandestin ! Après avoir failli tuer l’équipage, les 70 kg d’Arthur Schreiber compromettaient la traversée.

Après avoir envisagé sérieusement de jeter ce fardeau à la mer, on accepta ce journaliste inconscient, sous condition qu’il ne tire aucun bénéfice de sa position. L’excès de poids n’autorisant pas un atterrissage au Bourget, le vol s’acheva en Espagne, sur la plage de Cormillas près de Santander. L’Oiseau Canari avait franchi l’Atlantique en 29 heures et 22 minutes.

Un outil de propagande

L’accueil triomphal au Bourget, les félicitations unanimes, les congratulations de ceux qui s’étaient moqués des précédentes mésaventures de l’équipage, tout cela une fois achevé, l’avion effectua une tournée dans toute l’Europe pour promouvoir l’Aviation Française.

En 1932, le Ministère de l’Air acheta l’appareil dépourvu de son moteur et de divers équipements de navigation pour le remettre au Musée de l’Air.

Dans la même période :

Carte météorologique préparatoire au raid Paris-New York par Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, 31 août 1930

Morane-Saulnier AI n° 2283 F-ABAO

Dewoitine D 530 N°6 F-AJTE

Train d’atterrissage du Levasseur PL.8 « Oiseau Blanc

POTEZ 53

Planeur DFS « HABICHT »

JUNKERS F-13

FARMAN F-60 GOLIATH

CAUDRON C-635 SIMOUN

Breguet XIX TF Super Bidon Point d’Interrogation

Exposé dans le même hall :

Portrait en miniature de Jacques-Etienne et Joseph Montgolfier

Fuselage de chasseur Spad XIII

APAD 1

SNCASE SE 3130 Alouette II

Aérospatiale SA 321 G Super Frelon 144

Aérospatiale SA-316B Alouette III 1115 F-ZBAN Sécurité Civile

DASSAULT MIRAGE III C

Saab Sk 37E Viggen

SUD AVIATION SE-210 CARAVELLE

Short S.25 Sandringham Mk7 Bermuda F-OBIP

Boeing 727-22F Bud N166FE FedEx

Aérospatiale SN-601 Corvette 100 31 F-GJAP Airbus

BREGUET Br 941S

Polikarpov I-153

Heinkel He 162 A-2 Spatz

Casa C-2.111D BR.21 Pedro Heinkel He 111H-16

Bücker Bü 181C.3 Bestmann

NACELLE DU ZEPPELIN LZ 113

VOISIN L.A.S

Nieuport 11 « Bébé »

NIEUPORT XI

JUNKERS J.9 (DI)

DE HAVILLAND D.H. 9

BREGUET XIV A2

SPAD VII

Caudron G3

Caudron G.3

Voisin Farman

SANTOS-DUMONT DEMOISELLE

Morane-Saulnier type H

LEVAVASSEUR ANTOINETTE

DEPERDUSSIN B