Short S.25 Sandringham Mk7 Bermuda F-OBIP

Décollage du Bermuda - La Goélette Tahitienne

Quand Imperial Airways lança un programme d’hydravion de transport très ambitieux de 28 Short Empire, nul ne savait que ce contrat allait engendrer une très longue lignée d’appareils civils (47 Empire) et militaires (721 Sunderland) ceux–ci étant chargés des missions de surveillance en haute mer d’une importance capitale pour la protection de la Grande Bretagne durant toute la Seconde Guerre Mondiale. Les Sunderland se montrèrent particulièrement efficaces dans la chasse aux sous-marins allemands en coulant pas moins de 29 U-boat. Les Sunderland demeurèrent encore plus de quinze années en service dans plusieurs pays dont la France, qui en reçut 54 et l’employa jusqu’en 1961.

Après la guerre, 27 Sunderland furent adaptés au transport civil et devinrent des Sandringham, réalisés en pas moins de sept modèles dont les principales différences portaient sur les moteurs et l’aménagement des cabines de passagers.

L’histoire de l’appareil du Musée, officieusement surnommé Bermuda, mérite d’être développée. Dans sa guise initiale le N°.6362 était un Sunderland Mk III livré à la RAF en août 1943 avec l’immatriculation JM 719. En septembre 1944 on le porta au standard Mk V en changeant les moteurs Pegasus par des Pratt & Whitney Twin Wasp plus puissants. Après deux ans dans des unités d’entraînement, l’hydravion était cédé à Short Brother en mai 1947.

Décollage du Bermuda - La Goélette Tahitienne

La British Overseas Airways Corporation le sélectionna, pour devenir un Sandrigham Mk 7 de transport, en l’aménageant pour 45 passagers. Il commença sa nouvelle carrière en 1948 avec l’immatriculation G-AKCO et le nom de St George, mais son exploitation ne dura que deux années. Sir Gordon Taylor l’acquit pour 20 000 £ alors qu’il n’avait que 2 000 heures de vol donc encore un gros potentiel et après l’avoir convoyé en Australie en 1954, lui fit attribuer l’immatriculation VH-APG rebaptisé Frigate Bird III. On l’employa pour des vols à la demande, à caractère touristique, une activité insuffisamment lucrative.

Finalement son propriétaire le vendit en mai 1958 au Réseau Aérien Interinsulaire. Devenu le F-OBIP, à partir d’octobre 1958 il assura des liaisons entre diverses îles françaises du Pacifique jusqu’au 29 septembre 1970. Il avait accumulé 8 812 heures de vol dont 6 137 pour le compte du RAI, qui employa des pilotes australiens dont le légendaire Douglas Pearson.

Le fils de celui-ci racheta le Sandrigham en 1975 avec l’espoir de le convoyer en Australie mais, ne parvenant pas à ses fins, il contacta le Musée de l’Air qui grâce au soutien sans faille de la Marine Nationale l’accueillit le 3 novembre. Il fut présenté au public quelques mois plus tard après avoir été assemblé par UTA Industries.

Lors d’une tempête, le 8 février 1984, le F-OBIP pivota sur lui-même, passa à un mètre du nez du Concorde 001 et une seconde rafale l’envoya contre un poteau d’éclairage, déchirant la coque de haut en bas. La restauration de cette pièce maîtresse du Musée aura demandé plus de 25 années mais semble actuellement en bonne voie grâce à l’opération menée par l’association « Les Ailes de la Ville ».

Découvrez la visite (du 17/12/2012) de Pierre François, un des derniers pilotes à avoir piloté le Bermuda de fin 1966 à novembre 1968. Séquences témoignage et émotion dans le hangar du chantier d’insertion des Ailes de la Ville.

La vidéo ci-dessous est un reportage de TRIPALE magazine sur TMTV.fr, la webtv 100% aviation. Le reportage sur Les Ailes de la Ville commence à 31:13 mn, et le témoignage de Pierre François à 38:50 mn.

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