Les As de 14-18

En raison de la rénovation du musée, le hall des As de 14-18 est temporairement fermé au public.

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La Grande Guerre dans le ciel

Le musée de l’Air et de l’Espace présente dans l’aérogare du Bourget une grande exposition permanente interactive sur la guerre aérienne de 1914-1918. Les avions authentiques de cette période racontent le développement et le rôle prépondérant de l’aviation dans la grande guerre.

L’exposition des collections est organisée selon six séquences.
Tous les appareils présentés sont des originaux : avions et matériels d’aérostation, moteurs et hélices, armements, ainsi que des reliques, archives et tenues anciennes.
Trois dioramas constitués de mannequins placés près des avions reconstituent l’image des aviateurs au début et à la fin de la guerre.
Une grande fresque murale évoque tous les moments dramatiques de cet affrontement.

-1- Au départ du parcours, le visiteur découvre les forces en présence en 1914.
Le Caudron G3 et le Farman XI étaient avant tout des appareils d’observation, comme l’étaient les ballons ou les cerfs-volants maintenus au sol par des treuils. Telle était la fonction des deux engins présentés : treuil hippomobile à vapeur ou treuil automobile Delahaye. Très vite, les combats aériens commencent et la première victoire aérienne fut remportée par Frantz et Quénault, le 5 octobre 1914, sur un appareil semblable au Voisin présenté.

-2- La séquence 2, la naissance du tir à travers l’hélice : une nécessité pour éliminer l’ennemi dans le ciel !
Le rôle du pionnier Roland Garros fut primordial en ce domaine.
Les avions Voisin et Caudron G IV témoignent des premiers bombardements sur l’Allemagne et des missions ingrates d’observation. En 1915, la DCA se renforce pour répondre aux attaques aériennes de plus en plus nombreuses.

-3- La  séquence 3 marque la véritable naissance de la chasse au cours de la bataille de Verdun en février 1916.
Le Bébé Nieuport est l’avion emblématique de cette bataille. Il est aux couleurs du commandant de Rose, créateur de la chasse.

-4- La séquence 4 présente la « baraque Adrian », structure en bois démontable, abritant les hommes de troupe.
Les aviateurs pouvaient y installer un lieu de détente, comme ici, un bar d’escadrille.
A l’intérieur, est évoquée la vie quotidienne des aviateurs avec ce qu’elle comporte de camaraderie sur les terrains d’aviation et de dangers dans le ciel.
Les « as » y sont célébrés grâce à des tenues, des souvenirs et des insignes et devant ce baraquement se trouve le Spad VII, également surnommé « Le Vieux Charles », à bord duquel l’As Georges Guynemer a remporté 53 victoires.

-5- La Séquence 5 est celle de l’année 1917, époque charnière empreinte de difficultés et de doutes.
Les pilotes utilisent des appareils dépassés mais petit à petit sont construits les avions de la victoire : Spad et Breguet XIV.
Les alliés subissent l’échec du Chemin des Dames, attendant l’arrivée des renforts américains tandis que les effectifs et les matériels de l’aéronautique maritime s’accroissent : ballons captifs à bord des navires, dirigeables et hydravions pour lutter contre les sous-marins et accentuer le blocus des mers.
La nacelle arrière du Zeppelin LZ 113 domine de façon spectaculaire cet espace.

-6- La dernière séquence est celle de l’année 1918, qui voit l’utilisation en masse de l’aviation.
Le Breguet XIV et le Spad XIII vont être lancés en escadres entières pour stopper les attaques allemandes. Fokker DVII et Pfalz allemands sont là pour montrer combien l’adversaire était redoutable.
Tous ces avions représentent le stade final d’une longue lutte humaine et industrielle pour dominer l’adversaire dans le ciel.

Les avions présentés au musée sont les avions originaux que les As de 14-18 ont pilotés.

Insignes de fuselages, reliques, ouvrages sur la guerre aérienne viennent s’ajouter aux autres collections pour mettre en valeur le rôle des aviateurs au cours de la guerre.

Panneaux historiques, photographies en relief et audio-visuels complètent cette évocation.

Commissaires d’exposition : Alain Dégardin – Christian Tilatti
Scénographe : Ludovic Smagghe. Société Gabarit (Olivier Dossin)

Travaux de rénovation de la galerie : reportage en images !