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Aviateurs, pilotes, astronautes, etc.

Charles Nungesser

Charles Nungesser


Charles Nungesser

Né à Paris le 15 mars 1892, Charles Nungesser passe son enfance à Vincennes. Bébé, il gagne des concours de beauté, puis adolescent féru de mécanique, il obtient un brevet de mécanicien-électricien à quinze ans, mais abandonne l’École des Arts et Métiers de Valenciennes pour courir l’aventure. Il voyage à travers le continent Américain qu’il parcourt du Nord au Sud. Athlétique et charmeur, il exerce bien des métiers et acquiert une assurance qui ne l’abandonnera jamais. Propagandiste de ses propres exploits que personne ne peut corroborer, citons un fameux combat de boxe où après avoir été mis à terre plusieurs fois par un Argentin gigantesque qui avait insulté les Français, il terrassa le colosse d’un habile crochet…

Le "Hussard de la Mors"

Charles Nungesser

Il regagne la France en 1914 et incorpore le 2e Régiment de Hussard. Le 3 septembre, lors d’une reconnaissance en territoire tenu par l’ennemi, il abat avec l’aide d’un camarade, Lerendu, les quatre occupants d’une voiture dans laquelle des officiers allemands portaient des plans du Haut Commandement. Conscient de l’importance des papiers saisis il conduit le véhicule, une Mors, à toute vitesse, jusqu’au général de Langles de Cary qui, pour le récompenser, lui donne l’automobile. Ainsi Nungesser devint le "Hussard de la Mors" vite transformé en "Hussard de la Mort".

Le pilote de bombardier

Charles Nungesser

Blessé dans les tranchées, il obtient de partir dans l’Aviation. Après un premier vol le 26 janvier 1915, il effectue un écolage brillant à Avord, ce qui laisse supposer qu’il était particulièrement doué, ou bien qu’il avait déjà volé en Argentine. Il obtient le brevet militaire n° 1803 le 2 mars 1915 sur Henry Farman H.F.20. Versé à VB.106 basée près de Dunkerque, il effectue de nombreuses missions de bombardement en compagnie de son mécanicien, Roger Pochon. Redéployé sur Nancy, c’est avec Gaston André comme mitrailleur, qu’il obtient sa première victoire aérienne le 31 juillet 1915, mais elle ne sera homologuée que tardivement, ayant aussi été revendiquée par l’artillerie. Après 53 missions de bombardement, il gagne le droit d’aller dans la chasse.

Son arrivée dans la chasse

Charles Nungesser

Il rejoint la N.65 nouvellement formée avec des Nieuport X. Gratifiant ses camarades d’une démonstration de voltige éblouissante au-dessus du terrain de Malzéville à bord de son Nieuport XI, il récolte dès son arrivée l’ire du capitaine Gonnet-Thomas, son commandant d’escadrille. Répétant immédiatement ses exploits au-dessus d’un terrain allemand, il est condamné à huit jours d’arrêts de rigueur pour avoir risqué inutilement son avion. Mais deux jours plus tard, le 28 novembre 1915, Nungesser attaque deux avions, en descend un, tandis que l’autre s’enfuit. La punition est levée et son exploit lui vaut la Légion d’Honneur, le 4 décembre.

Une première grande victoire sur la mort

Charles Nungesser

Le 29 janvier 1916, un essai du chasseur Pionnier s’achève par une chute terrible. Le pilote extrait des décombres, fracturé de partout est dans le coma. Il semble définitivement perdu pour les médecins. Il reprend pourtant conscience deux jours plus tard, au grand étonnement des médecins. Deux mois plus tard, après avoir refusé un congé de convalescence, il se pose seul à Bar-le-Duc où son escadrille est stationné, mais demande une assistance pour s’extraire du cockpit dont il s’éloigne avec l’aide de grosses béquilles.
 
Dès le 2 avril il détruit un "Drachen", ces ballons captifs d’observation puissamment protégés par une DCA abondante. Contrairement à une idée reçue, ces ballons constituent des objectifs difficiles. Le lendemain, il abat un LVG en mission d’observation et le 4 avril un nouvel appareil. Décollant d’un champ trop court, son avion capote. Nouvelles fractures de la mâchoire, nouvelle intervention chirurgicale et… quatre jours après, retour à l’escadrille !
 
La capacité de Nungesser à endurer la souffrance n’est plus à démontrer, mais stupéfie encore le milieu médical. Elle n’a d’égale que sa volonté acharnée à lutter contre les envahisseurs, lutte sans haine pour l’adversaire. Pour avoir vu l’une de ses victimes arrachée de son siège et faire une chute de 2 000 m, il connaît les risques encourus et les accepte.

... Et il devint un As !

Charles Nungesser

Promu sous-lieutenant le 24 avril, il obtient sa cinquième victoire homologuée à l’époque. Il se pose en catastrophe dans des barbelés français et capote : genou déboîté pour le pilote, avion criblé de 42 balles. Il devient alors un As. Trois jours plus tard, le 27 avril, après un combat mémorable seul contre six, il est touché à la lèvre. Il parvient pourtant à placer son Nieuport XI sous un de ses agresseurs, bloquer le manche avec ses jambes, se dresser et tirer debout une rafale qui fait mouche.

Dès lors, sa vie n’est plus qu’une succession de combats alternant avec des séjours plus ou moins longs à l’hôpital. Le 26 septembre 1916, il abat deux avions et un ballon dans la même matinée. À la fin de l’année, son score est de 21 victoires.

L'As des As français

Charles Nungesser

Début 1917, il est de nouveau réformé 1ère catégorie, réforme qu’il refuse de nouveau. Les batailles qu’il livre à la fin du printemps se déroulent face à un adversaire en surnombre. Il n’hésite pas à risquer sa vie seul face à six avions ennemis et les mettre en fuite après en avoir abattu un ou deux. Il obtient sa 30e victoire sur un bombardier Gotha G III le 16 août. La mort de Guynemer fait de lui l’As des As français du moment.

Sa science du pilotage permet à l’État-major de le maintenir partiellement à l’arrière en le nommant instructeur auprès des futurs utilisateurs de Nieuport, en particulier les pilotes Américains. Cette activité lui donne le loisir de passer des soirées insouciantes à Paris jusqu’à ce qu’un soir, Pochon succombe d’une crise cardiaque au volant de l’automobile qu’il conduit. Nouvelle fracture à la mâchoire et blessure au thorax. Désertant l’hôpital, il va mitrailler les lignes allemandes pour célébrer la nouvelle année.

Charles Nungesser

La rage de vaincre

Charles Nungesser

De retour à la N.65, il met au point de nouvelles tactiques de combat comme l’attaque ¾ arrière avec brusque renversement au-dessus de sa proie suivit d’un virage s’achevant par un tir frontal. Nungesser obtient sa 45e et dernière victoire le 15 août 1918. Dix jours plus tard, afin de montrer aux blessés de guerre que la vie n’est pas finie pour eux, il participe sans entraînement à la course organisée par le journal L’Auto sur la Seine. Malgré deux malaises il achève ses trois heures d’efforts en se classant à une place honorable.

Quand la guerre s’achève, Charles Nungesser est le troisième As français. Officier de la Légion d’Honneur, décoré dans de nombreux pays, il arbore une Croix de Guerre avec 28 palmes et deux étoiles, un record. La liste de ses blessures égale celle de ses décorations.

Et après, survivre

Charles Nungesser

Bénéficiant d’une très grande popularité, il est extrêmement sollicité et se prête au jeu des personnalités en vogue. L’accident mortel de son ami Jean Navarre qui se déroule sous ses yeux le conduit à créer une École de pilotage à Orly en 1919, une affaire qui ne parvient pas à être rentable.

En 1922 le héros se marie avec Consuelo Hatmaker, une jeune Américaine fortunée. Brève union qui permet cependant à Nungesser de tenir tête à ses créanciers. L’année suivante, il part donner des exhibitions aux États-Unis sur l’invitation de l’American Legion. Il participe aussi comme vedette à un film qui lui est consacré, The Sky Raiders (Vainqueurs du Ciel).

La fin de la partie

Charles Nungesser
Charles Nungesser


De retour en France fin 1925, il s’inscrit pour le Prix Orteig, la traversée de l’Atlantique Nord reliant Paris et New-York dans n’importe quel sens. Associé à François Coli, autre héros de la Guerre qui doit lui servir de navigateur, il sélectionne l’avion marin Levasseur PL.8 baptisé L’Oiseau Blanc. Le 8 mai 1927, alors que la météo est très défavorable, Nungesser et Coli décollent du Bourget à pleine charge. L’Oiseau Blanc largue son train (préservé au Musée et présenté lors des Journées Européennes du Patrimoine 2010) puis les avions qui l’accompagnent le suivent jusqu’à Étretat où il disparaît dans la brume.

Malgré de nombreuses recherches plus ou moins sérieuses, le sort de l’avion et de son équipage demeure inconnu.

Aviateurs, pilotes, astronautes, etc.

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