Le choix d’un successeur à l’Etendard ne fut pas une tâche facile pour la Marine nationale. Dès 1970 le SEPECAT Jaguar M volait et pendant trois ans effectua des essais, y compris depuis le Clemenceau. Cependant, l’appareil était mal adapté aux dimensions restreintes des porte-avions français. Des avions d’attaque américains furent évalués et le McDonnell Douglas A-4M convenait parfaitement aux besoins. Malgré cela, le choix politique imposa un avion entièrement national, ce qui entraîna la sélection du Super Etendard. Alors qu’on espérait seulement un changement de moteur et de quelques équipements, le Super Etendard ne conserva du 10 % de son prédécesseur. Les modifications touchèrent aussi la voilure, le fuselage, et le système d’arme autour du radar Agave fut complètement revu.
Le premier des trois prototypes reconstruits à partir de cellules d’Etendard effectua son vol initial le 29 octobre 1974. Le premier avion d’une série de 71 exemplaires vola le 24 novembre 1977. La Marine reçut le nouveau modèle le 28 juin 1978. En septembre, le Super Etendard entra en service à la 11 F puis à la 17 F. Les deux flottilles s’initièrent au lancement du missile AM 39 Exocet anti-navire et au largage de la bombe atomique tactique ; aucun tir nucléaire réel n’ayant cependant été opéré.
Le Super Etendard fut aussi commandé par l’Armada Argentina et les 14 exemplaires allaient s’illustrer durant la guerre des Malouines en coulant l’escorteur lance-missile HMS Sheffield, le 4 mai 1982, puis l’Atlantic Conveyor, le 25 mai. Cinq Super Etendard furent aussi « prêtés » à l’Irak.
Dès 1990 le Super Etendard dût subir une première remise à niveau de ses équipements. Pour la cinquième et dernière opération de rattrapage 35 furent rebaptisés SEM 5. Ils reçurent une nacelle de désignation Laser Damoclès, un GPS à recalage automatique, un FLIR le tout permettant de diriger des bombes de manière très précise sur des cibles mobiles. Progressivement les SEM 5 laisseront la place aux Rafale F2.
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