A partir du milieu des années soixante, tous les chefs d’Etat Major de l’Armée de l’Air ont désiré disposer d’un biréacteur polyvalent.
Le projet d’avion Franco-anglais à géométrie variable ayant été torpillé par Dassault, cette firme obtint le soutien du gouvernement dans l’étude et la réalisation du Mirage F.2 puis du Mirage G.8.
A chaque fois des coûts prohibitifs entraînèrent l’abandon de la sortie en série. Un projet suivit l’avion de Combat Futur (ACF) à voilure fixe qui disparut à son tour en décembre 1975 au profit du Mirage 2000 monomoteur donc moins coûteux.
Cependant, Dassault prit le risque de financer sur fond propre une version biréacteur destinée à concurrencer le Mc Donnell Douglas F-15A sur le marché international. Le 9 mars 1979, Jean-Marie Saget, effectua le premier vol de l’appareil désigné Mirage 4000, vol au cours duquel l’appareil dépassa Mach 1, ce qui prouvait la confiance de l’équipe d’essai. Mach 2 fut atteint le 11 avril durant le sixième vol.
Malgré des démonstrations exceptionnelles au Salon du Bourget et devant des délégations étrangères : montée chandelle à 18 600 mètres avec une vitesse de Mach 2 lors du palier qui suivit, aucune commande ne vint du Proche Orient et l’avion fut arrêté de vol en juin 1983.
Cependant l’espoir d’une commande Saoudienne relança les vols à partir du 18 décembre 1985. Espoirs vains, malgré de superbes performances comme 18 minutes de vol continu à Mach 2.
Le Mirage 4000 réalisa son dernier vol le 8 janvier 1988. Il arriva démonté au Musée en octobre 1992 avec une livrée "désert".
L’association IT Mercure après l’avoir restauré suite à dix années d’exposition en plein air, le repeignit en 2002 dans sa livrée d’origine.
• Non exposé
• Entreposé dans les réserves
• Parfois présenté sur le parking en extérieur
• Il peut être visible lors des Journées du patrimoine