Caudron G3

Caudron G.3

De tous les avions militaires français, le Caudron G.3 a été le seul appareil à être construit continûment de septembre 1914 jusqu’à l’Armistice. Malgré une carrière magnifiquement remplie, c’est par des exploits menés après 1918 qu’il resta dans les mémoires jusqu’à aujourd’hui.

Caudron G3

Observateur d’Artillerie

En août 1914 une seule escadrille disposait de Caudron G.2 biplace pour la reconnaissance et l’observation d’Artillerie, la C.11 ; une seconde, officieuse, la CM, possédait des exemplaires monoplaces. Leurs équipages se montrèrent particulièrement efficaces pour diriger les tirs d’artillerie durant la bataille de la Marne, si bien que la version amélioré du G.2, le G.3 fut retenue comme l’un des quatre avions standards de l’Aéronautique par le général Hirschauer.

Polyvalent

Le G.3 fit merveille dans son rôle initial en inaugurant l’emploi opérationnel de la TSF pour communiquer avec les batteries de canons, mais aussi comme avion de reconnaissance photographique et même de bombardier léger. Avion très sûr et maniable, de construction fort simple, il pardonnait les fautes de pilotage et son train à très large voie garantissait un atterrissage en toute sécurité. Seule sa vitesse de pointe laissait à désirer.

Caudron G3
Caudron G3

Entraîneur

La production en grande série fut d’abord menée conjointement par Caudron à Lyon et à Issy-les-Moulineaux, Blériot à Suresnes et SPAD (Deperdussin) ces deux dernières étant en rupture de charge de travail. Le Caudron G.3 ne répondait plus aux exigences des combats en 1916. Par contre, entré dans les écoles, il connut un succès considérable auprès des instructeurs comme des élèves dont Fonck, l’As des As, Fronval ou Delmotte firent partie.
A l’Armistice, 2 402 exemplaires avaient été construits dont certains avait été employés par l’Italie, la Grande Bretagne, le Portugal, l’Espagne, la Serbie et la Russie.

Exploits en temps de paix

A la fin des hostilités, Jules Védrines, l’As des missions spéciales, se posa sur le toit des Galeries Lafayette avec cet avion dépourvu de frein – des bras puissants l’empêchèrent de basculer. Adrienne Bolland devint, le 1er avril 1921, la quatrième personne à traverser la Cordillère des Andes et François Durafour se posa juste en dessous du Mont-Blanc le 30 juillet 1921.

Caudron G3

L’exemplaire du musée

L’exemplaire du musée est exposé dans le hall des As de 1914-1918 après la salle des huit colonnes.

Dans la même période :

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Exposé dans le même hall :

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SNCASE SE 3130 Alouette II

Aérospatiale SA 321 G Super Frelon 144

Aérospatiale SA-316B Alouette III 1115 F-ZBAN Sécurité Civile

DASSAULT MIRAGE III C

Saab Sk 37E Viggen

SUD AVIATION SE-210 CARAVELLE

Short S.25 Sandringham Mk7 Bermuda F-OBIP

Boeing 727-22F Bud N166FE FedEx

Aérospatiale SN-601 Corvette 100 31 F-GJAP Airbus

BREGUET Br 941S

Polikarpov I-153

Heinkel He 162 A-2 Spatz

Casa C-2.111D BR.21 Pedro Heinkel He 111H-16

Bücker Bü 181C.3 Bestmann

Bernard 191 GR N°2 Oiseau Canari

NACELLE DU ZEPPELIN LZ 113

VOISIN L.A.S

Nieuport 11 « Bébé »

NIEUPORT XI

JUNKERS J.9 (DI)

DE HAVILLAND D.H. 9

BREGUET XIV A2

SPAD VII

Voisin Farman

SANTOS-DUMONT DEMOISELLE

Morane-Saulnier type H

LEVAVASSEUR ANTOINETTE

DEPERDUSSIN B